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La conciliation boulot-études des ados préoccupe les parents

Actualité | 2019-11-03
SQO - semaine québécoise de l'orientation

Cet article a été publié dans le Journal de Montréal.
Journaliste : Daniel Germain

J’ai décroché mon premier job d’été à 16 ans chez un concessionnaire automobile, un vrai coup de chance ! Mon boulot consistait à faire briller les voitures avant que leur nouveau propriétaire en prenne possession.

Cette expérience a été ponctuée d’un accident traumatisant : j’ai foncé dans un mur du garage avec une Pontiac Acadian vendue par le gérant (ça situe l’époque). Un véritable péché d’orgueil, je ne maîtrisais pas la conduite manuelle et je n’en avais rien dit. Cet événement allait compliquer la suite immédiate de mon « parcours professionnel ».

Dans les années 1980, marquées par un fort taux de chômage, on pardonnait plus difficilement ce genre d’erreurs.

Aujourd’hui, c’est une tout autre histoire. La pénurie de main-d’œuvre est si criante que les employeurs embauchent souvent les jeunes sans exiger de CV ni d’entrevue d’embauche. Coïncidence (ou conséquence ?),cette abondance de jobs survient à une époque où les besoins financiers des jeunes n’ont jamais semblé aussi élevés.

Les études menacées ?

Avant, les parents redoutaient surtout que leurs enfants terminent leurs études avec un CV vierge. Aujourd’hui, ils craignent plutôt que le boulot de leur progéniture ne les détourne de l’essentiel, la réussite scolaire.

Certains s’interrogent aussi sur les valeurs que leurs enfants développeront à l’égard du monde du travail. Avec la quantité de postes disponibles aujourd’hui, certains abordent le marché de l’emploi comme d’autres les relations amoureuses sur Tinder, en butinant et en laissant derrière eux une réputation de volage.

Guider les parents

C’est dans ce contexte que paraît un livre fort pertinent, Premier emploi : bien guider son ado, publié chez Septembre Éditeur. On y rappelle que le travail est un puissant moyen de responsabilisation des étudiants. Il leur permet de se familiariser avec plusieurs notions de la finance, à commencer par la valeur de l’argent.

Les premiers emplois offrent à un adolescent l’occasion de découvrir des éléments sur la vie et sur lui-même qu’il n’aurait pu apprendre en classe. Bien dosé, un emploi lui permettra généralement d’être plus productif à l’école.

Cela dit, les premières expériences de travail peuvent mal tourner et marquer un jeune pour longtemps.

Le livre propose des conseils pour éviter que ça se produise. Il ne donne pas de solutions toutes faites, mais il offre une solide base pour aborder la question avec ses enfants.

RAPPELS UTILES

  • Un adolescent de moins de 16 ans qui ne détient pas son diplôme de 5e secondaire ne peut travailler durant les heures de classe.

  • Un employeur ne peut demander à un adolescent de travailler la nuit durant la période scolaire.

  • Un étudiant à temps complet ne devrait pas travailler plus de 20 heures par semaine, idéalement entre 10 et 15 heures maximum.

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